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Bébé d'automne : ce qui change sur ta liste

Un bébé né mi-octobre passe l'hiver en 3 puis 6 mois, et ne porte pas de 9 mois avant le printemps. Ce que ça change sur ta liste : tailles, siège-auto, portage, gigoteuse.

Par La rédaction

23 septembre 2026 · 19 min de lecture

Bébé d'automne : ce qui change sur ta liste

Un bébé qui naît à l'automne ne s'équipe pas comme un bébé d'été, et l'écart ne tient pas seulement à la température : il tient aussi au calendrier des tailles. Un bébé né mi-octobre qui suit la médiane de l'OMS, fille ou garçon, passe l'hiver en 3 mois puis en 6 mois. Les tenues d'hiver qu'on lui offrira en 9 mois, elles, ne lui iront pas avant le printemps. C'est ce décalage qu'une liste de naissance d'automne doit anticiper.

Quatre petits hauts de plus en plus grands, du bleu soutenu au bleu très pâle, sous deux bandes de couleur : une longue bleu foncé et une courte bleu clair

Le décalage, en chiffres

Prenons un terme au 15 octobre et suivons-le.

Les marques françaises indexent leurs tailles bébé sur une stature en centimètres. Chez Petit Bateau, relevé le 5 septembre 2026, la taille « naissance » vise 50 cm, le « 1 mois » 54 cm, le « 3 mois » 60 cm, le « 6 mois » 67 cm, le « 9 mois » 71 cm et le « 12 mois » 74 cm. Vertbaudet reprend les mêmes valeurs sur toute cette plage, en les indexant en plus sur un poids — 5 à 6 kg pour le 3 mois, 7 à 8 kg pour le 6 mois.

Mettons ces centimètres en face de la croissance réelle. Les standards de croissance de l'OMS donnent, pour un garçon, une longueur médiane de 49,9 cm à la naissance, 61,4 cm à 3 mois, 67,6 cm à 6 mois, 72,0 cm à 9 mois et 75,7 cm à 12 mois ; chez les filles, 49,1, 59,8, 65,7, 70,1 et 74,0 cm.

En croisant les deux — c'est notre calcul, pas celui de l'OMS ni celui des marques —, un garçon médian atteint les 60 cm de la taille « 3 mois » vers 2 mois et demi, les 67 cm du « 6 mois » vers 5 mois et demi, et les 74 cm du « 12 mois » vers 10 mois et demi. Autrement dit, pour un garçon, l'étiquette est en retard sur l'enfant : de deux semaines environ pour le 3 et le 6 mois, d'un mois et demi pour le 12 mois. Pour une fille médiane, l'étiquette tombe à peu près juste : les 60 cm vers 3 mois, les 74 cm à 12 mois, mais les 67 cm du « 6 mois » vers 6 mois trois quarts seulement.

Pour notre bébé du 15 octobre, s'il suit la médiane de l'OMS pour les garçons, ça donne des repères très concrets : 60 cm fin décembre, 67 cm début avril. Tout l'hiver, du 21 décembre au 20 mars, il mesure donc entre 59 et 66 cm : il dépasse les 60 cm du « 3 mois » dès janvier, sans atteindre les 67 cm du « 6 mois » avant avril. Les grilles ne disent pas comment lire ces centimètres ; en pratique, tu as deux façons de choisir. Si tu prends la taille la plus proche de sa stature, il passe au 6 mois vers le 10 février ; si tu prends toujours la taille au-dessus, dès janvier. Dans les deux cas, le 6 mois se porte en hiver, et c'est le 9 mois qui attendra le printemps. Une fille médiane suit le même chemin avec quelques semaines de décalage : 60 cm vers la mi-janvier, 67 cm vers le 10 mai. Un manteau en 9 mois offert à la maternité ne lui ira pas avant le printemps.

Deuxième chiffre, plus utile encore pour arbitrer une liste : combien de temps chaque taille est portée. Toujours par le même croisement, et que tu prennes la taille la plus proche ou la taille au-dessus, un garçon médian porte la taille « naissance » moins d'un mois, le « 1 mois » un mois environ, le « 3 mois » deux mois environ, le « 6 mois » trois mois, le « 9 mois » deux mois et demi, et le « 12 mois » deux à quatre mois. Les deux plus petites tailles sont les plus éphémères : ce ne sont pas celles à multiplier sur ta liste.

Deux étiquettes de vêtement, l'une à bandeau bleu, l'autre à bandeau vert, au-dessus d'une règle graduée jaune où une double flèche mesure un écart

Pourquoi ces tailles ne veulent pas dire grand-chose

Il faut le savoir avant de composer une liste : rien n'oblige une marque à respecter une grille commune.

Il existe bien une norme européenne fondée sur les mesures du corps, la NF EN 13402-3, dans sa version de septembre 2017. Mais en France, une norme reste d'application volontaire tant qu'aucun arrêté ne la rend obligatoire ; au 19 septembre 2026, celle-ci ne figure pas parmi les normes d'application obligatoire que recense l'AFNOR. Et sur l'étiquette d'un vêtement, la composition en fibres est une mention obligatoire ; la taille, non.

Le résultat se voit dès qu'on compare deux marques sur toute leur grille. Petit Bateau et Vertbaudet coïncident de la naissance à 24 mois, puis divergent : 95 cm contre 97 cm au 36 mois. Leur plus petite taille diffère aussi — 47 cm chez l'un, 45 cm chez l'autre.

Et la même étiquette ne va déjà pas aux deux sexes. À 6 mois révolus, une fille médiane mesure 65,7 cm : elle n'a pas encore atteint les 67 cm que visent ces deux grilles. Un garçon médian, lui, les a dépassés — il est à 67,6 cm.

Ajoute la dispersion, qui est le vrai sujet. À 3 mois, entre le 3ᵉ et le 97ᵉ percentile, les garçons s'étalent de 57,6 à 65,3 cm d'après l'OMS. Près de huit centimètres séparent deux bébés du même âge : l'équivalent d'une taille entière. Aucune liste de naissance ne peut deviner de quel côté tombera le tien.

La conséquence pratique est simple. Sur ta liste, écris la taille visée et la saison, pas seulement le mois : « body manches longues, taille 6 mois (67 cm), pour janvier-mars » se comprend ; « body 6 mois » laisse le reste à deviner. C'est ce que conseillait déjà notre article sur les erreurs de liste de naissance : choisir chaque taille « en tenant compte de la saison où l'enfant atteindra cette taille ».

Un siège-auto vu de face, harnais bouclé ; à côté, un manteau épais barré d'un trait, et une couverture pliée qu'une flèche envoie vers le siège

Le siège-auto : le manteau ne passe pas sous le harnais

C'est un point contre-intuitif : quand il fait froid, le réflexe est d'ajouter une épaisseur, pas d'en retirer une.

La Sécurité routière l'écrit noir sur blanc dans son dépliant de décembre 2025 : « Retirez le manteau de votre enfant avant de l'installer dans le siège auto afin que le harnais garde une bonne prise sur le corps. » Disons tout de suite ce que ça n'est pas : une obligation légale. L'article R412-2 du code de la route impose un dispositif de retenue homologué et adapté, mais ne dit rien des vêtements. C'est une recommandation, dont on retrouve le fond chez l'association canadienne et l'ADAC dont on parle plus bas : rien d'épais entre la sangle et l'enfant. L'ADAC, lui, fait du retrait du manteau l'idéal, mais admet, à défaut, une veste ouverte, la sangle passée directement contre le corps.

Le mécanisme est facile à comprendre quand on regarde comment un siège est homologué. Le règlement ONU n° 129, dit i-Size, décrit à quel point le harnais est tendu pour l'essai de choc : une cale souple « de 2,5 cm d'épaisseur et 6 cm de largeur » est glissée entre le dos du mannequin et le dossier, le harnais est tendu, puis la cale est retirée et le mou réparti dans le harnais. Le siège est donc homologué avec le jeu que prescrit le règlement, pas avec le jeu supplémentaire, et variable, qu'ajoute un anorak.

Deux essais donnent une idée de ce que produit un vêtement épais glissé sous une sangle, avec une réserve : tous deux portent sur la ceinture de la voiture, pas sur un harnais. L'automobile-club allemand ADAC a stoppé un chariot à 16 km/h (l'équivalent, selon lui, d'un choc contre la voiture de devant en ville) avec deux mannequins en gros anoraks, un adulte sur un siège et un jeune enfant dans un siège-auto, attachés par la ceinture : chez l'un comme chez l'autre, la partie ventrale de la ceinture s'est enfoncée profondément dans le ventre. L'assureur suédois Folksam a fait son essai à 50 km/h avec un mannequin de six ans assis dans un siège face à la route. Une grosse veste sous la partie diagonale de la ceinture (8 cm de ceinture en plus) y a fait grimper les mesures de 14 % à la nuque, 62 % au thorax et 26 % à la tête.

Une honnêteté s'impose ici, et elle vient des spécialistes eux-mêmes. L'Association pour la sécurité des enfants passagers du Canada écrit, le 15 décembre 2025, qu'« aucune étude ne mesure le jeu introduit dans des scénarios réels où des nourrissons et des enfants utilisent leur propre manteau, habit de neige ou nid d'ange ». Ce qui est établi, c'est que « les dispositifs de retenue pour enfants ne sont pas conçus pour être utilisés avec des vêtements épais » et que les essais n'en incluent pas.

La même association donne la parade, dans cet ordre : des vêtements « minces, chauds et bien ajustés », on attache le harnais, puis on ajoute par-dessus une couverture, un manteau porté à l'envers ou un poncho. Et elle demande d'éviter, entre le harnais et l'enfant, les habits de neige, les manteaux épais et les nids d'ange.

Deux notes au passage, utiles pour une liste. Le dépliant de la Sécurité routière cité plus haut rappelle que les sièges relevant de l'ancienne norme R44 « ne peuvent plus être commercialisés depuis le 1er septembre 2024, mais peuvent continuer à être utilisés » ; pour les sièges de seconde main, il demande d'éviter « ceux dont vous ne connaissez ni la provenance ni l'utilisation passée ». Et le livret de prévention de la mort inattendue du nourrisson des Hospices civils de Lyon (août 2024) rappelle un geste contre la surchauffe : « Découvrez votre bébé en voiture ou dans les magasins s'il y a du chauffage ».

Une pile de quatre vêtements fins pliés, mesurée par une flèche verticale, à côté d'un gros pull barré d'un trait

Habiller pour sortir : ce que disent vraiment les autorités

Beaucoup de conseils circulent. Tous ne viennent pas d'une autorité de santé.

La règle « une couche de plus que l'adulte » ne figure dans aucune des pages officielles françaises que nous avons consultées au 19 septembre 2026 (Assurance Maladie, santé.fr, 1000 premiers jours) : c'est un usage, que l'Association française de pédiatrie ambulatoire reprend en écrivant prudemment « En général, on préconise ».

Le repère officiel, lui, est ailleurs. Pour une sortie obligatoire en période de froid, le ministère chargé de la santé demande, sur santé.fr (page du 7 janvier 2026), de couvrir le bébé, « particulièrement la tête (bonnet) et les extrémités (mains, oreilles, pieds) », et de multiplier les épaisseurs « plutôt que d'utiliser un seul vêtement très épais ». La même rubrique commence d'ailleurs par conseiller d'éviter de sortir un nourrisson par grand froid, « sauf nécessité impérative », et déconseille le porte-bébé « type sac à dos » : on y revient plus bas. L'Assurance Maladie (page du 11 septembre 2026) explique pourquoi la tête compte tant : elle représente une grande part de la surface corporelle d'un nourrisson, qui ne peut ni faire de mouvements volontaires pour se réchauffer ni dire qu'il a froid.

Retiens la formule, parce qu'elle est aussi une consigne d'achat : des épaisseurs, pas une grosse pièce. Elle vaut pour le budget comme pour le siège-auto — plusieurs couches fines s'adaptent à la température du jour, se lavent séparément, et se retirent en voiture.

Une petite gigoteuse bleue, sa largeur marquée par une double flèche, à côté d'une gigoteuse bien plus grande barrée d'un trait

La gigoteuse : deux choix, pas un

Sur une liste d'automne, c'est un article qui se demande mal dès que tu oublies d'en préciser la taille ou la saison.

Le carnet de santé, dans son modèle en vigueur depuis le 1er janvier 2025, demande de coucher le bébé « sur le dos à plat, dans une turbulette (ou gigoteuse) à sa taille, sur un matelas ferme, sans oreiller, coussin, couverture, tour de lit, ni doudou à proximité ». L'Assurance Maladie (page du 10 octobre 2024) ajoute que la couette n'est utilisable qu'à partir de 3 ans, et qu'il faut lui préférer un surpyjama ou une gigoteuse « bien adaptée à sa taille ». Elle en donne la raison : « si sa gigoteuse est trop grande, l'enfant peut glisser à l'intérieur ». Une gigoteuse trop grande n'est donc pas une avance sur l'avenir, c'est un risque.

Le livret de prévention des Hospices civils de Lyon donne le critère complet : la turbulette doit être « bien attachée, à la bonne taille, et adaptée à la saison ». Deux variables, donc, et elles bougent toutes les deux. Un bébé d'octobre aura besoin d'une gigoteuse chaude en petite taille cet hiver, puis d'une légère en taille au-dessus au printemps. C'est exactement le contraire d'un article qu'on stocke.

Dernier point, pour ne pas empiler : pour le sommeil, l'Assurance Maladie demande au contraire d'éviter de multiplier les couches de vêtements, « pour que votre enfant n'ait pas trop chaud », et donne un test : « Pour vérifier s'il est à l'aise, placez votre main sur sa nuque : vous ne devez pas sentir de sueur sous vos doigts. » Il existe une norme européenne dédiée aux gigoteuses, la NF EN 16781, révisée en septembre 2026 — mais, au 19 septembre 2026, elle ne figure pas non plus parmi les normes d'application obligatoire que recense l'AFNOR.

Un porte-bébé vu de face, et un petit gilet vert qu'une flèche place contre l'extérieur du porte-bébé

Le portage : oui, mais pas pour sortir par temps froid

Il peut avoir sa place sur une liste d'automne, mais pas pour les sorties par temps froid : l'Assurance Maladie et le ministère chargé de la santé le déconseillent. En période de froid, l'Assurance Maladie écrit (page du 15 septembre 2026) : « Ne transportez pas votre nourrisson dans un porte-bébé. Votre enfant ne peut pas bouger et ses jambes et bras sont très exposés au froid. » Le ministère, sur santé.fr, demande d'éviter le porte-bébé « type sac à dos, susceptible de comprimer ses membres inférieurs et de favoriser des gelures ». Tous deux conseillent plutôt le landau ou la poussette, et santé.fr ajoute les bras : le bébé y reste libre de bouger pour se réchauffer.

Le NCT britannique ne va pas aussi loin : sur sa page revue le 22 janvier 2025, il demande, quand il fait froid, d'appliquer au portage la même règle qu'au siège-auto. Les couches supplémentaires se mettent à l'extérieur du porte-bébé, pour que les sangles restent bien ajustées au bébé, et aucune ne doit couvrir sa tête ni son visage.

Les cinq points de sécurité que relaient des associations britanniques, dont le NCT, tiennent dans l'acronyme TICKS : serré, visible à tout moment, assez près pour l'embrasser, menton décollé de la poitrine, dos soutenu. À dire honnêtement : cette règle a été établie par un groupement britannique de fabricants et de revendeurs d'écharpes, et elle est relayée par The Lullaby Trust, qui écrit qu'elle peut aider à s'assurer que le bébé respire facilement et ne surchauffe pas. Le même texte précise que le risque d'accident mortel pendant le portage, en particulier chez les jeunes nourrissons, semble le plus élevé quand les voies aériennes du bébé sont bloquées : menton posé sur la poitrine, ou bouche et nez couverts par la peau ou les vêtements du parent.

Côté achat, deux choses valent d'être connues. D'abord, au 19 septembre 2026, aucune norme européenne publiée ne couvre les écharpes de portage : le fascicule AFNOR FD CEN/TR 16512 indique qu'elles sortent du champ des normes EN 13209-1 et EN 13209-2, et se limite à des lignes directrices. Une troisième partie consacrée aux écharpes, la prEN 13209-3, n'est encore qu'un projet au Comité européen de normalisation (CEN). La NF EN 13209-2, elle, ne vise que les porte-bébés souples équipés d'ouvertures pour les jambes. Ensuite, « dès la naissance » est une mention commerciale, pas une garantie : sur 14 porte-bébés et écharpes testés par Stiftung Warentest, dont les résultats ont été publiés le 17 juin 2026, cinq se sont révélés inadaptés aux nouveau-nés, dont des modèles vendus comme utilisables dès la naissance.

Une combinaison matelassée et un sweat à capuche aux cordons pendants, tous deux barrés d'un trait

Avant d'acheter : ce qu'il faut vérifier

Il y a une actualité réglementaire précise, et elle tombe pile sur le rayon qui nous intéresse.

Depuis le 1er janvier 2026, la France interdit de fabriquer, d'importer et de mettre sur le marché des vêtements et des chaussures contenant des PFAS (loi du 27 février 2025). Deux réserves comptent pour qui achète cet automne : le décret du 28 décembre 2025 fixe des seuils résiduels plutôt qu'une tolérance zéro, et il laisse écouler pendant douze mois — donc jusqu'à la fin de 2026 — les stocks fabriqués avant le 1er janvier. Ce n'est pas théorique : le 10 mars 2026, une combinaison pilote matelassée pour bébé vendue chez Kiabi entre septembre et décembre 2025 a été rappelée pour cette raison. La combinaison pilote est exactement l'achat d'automne.

Les cordons, ensuite. La norme NF EN 14682 encadre les cordons et cordons coulissants des vêtements d'enfants jusqu'à 14 ans, combinaisons de ski comprises. Elle n'est pas opposable en elle-même, mais ce qui oblige, c'est de ne mettre sur le marché que des produits sûrs — et la répression des fraudes fonde des rappels sur sa non-conformité. Le 4 août 2026, un sweat à capuche pour enfant de 8 à 14 ans, vendu dans une boutique de Haute-Savoie, a fait l'objet d'un rappel volontaire : les cordons de sa capuche n'étaient « pas conformes à la norme européenne », avec un risque d'étranglement. Ce n'est pas un vêtement de bébé, mais la NF EN 14682 couvre aussi ceux de ton bébé.

Même les gigoteuses passent par là : une turbulette 0-6 mois rappelée en septembre 2021 pour la seule taille de son encolure, une autre en décembre 2023 parce que le curseur de sa fermeture éclair pouvait se détacher et être avalé.

Le réflexe utile, et il est gratuit : avant d'acheter, chercher le produit sur RappelConso, le site officiel des rappels.

Et une dernière remarque, sur le volume. D'après le baromètre de consommation publié en juin 2026 par Refashion, l'éco-organisme de la filière textile, 80 pièces d'habillement neuves ont été achetées en moyenne en 2025 pour chaque bébé de 0 à 3 ans en France — 48 vêtements, 29 chaussants et bodys, 3 autres articles — contre 43 pièces en moyenne par Français. Le rayon bébé est reparti à la hausse en 2025, de 5 % en volume, quand l'ensemble du marché progressait de 1,5 %. Ce baromètre compte des achats, pas des besoins : ta liste n'a pas à s'aligner sur ces 80 pièces, ni à tout demander neuf.

Une liste à bandeau bleu : trois lignes cochées, dont deux surlignées, une dernière encore vide, et un crayon posé contre la feuille

Ce que ça change, concrètement, sur ta liste

Quatre gestes.

Demande par saison, pas par âge. Écris « pyjamas chauds, tailles 3 et 6 mois, pour décembre-mars » et « rien de chaud en 9 mois ». Tes proches ne connaissent pas forcément ce décalage : une jolie tenue d'hiver prise en 9 mois pour qu'elle serve plus tard ne lui ira pas avant le printemps.

Charge les petites tailles en quantité modeste et les moyennes en quantité normale. Les tailles naissance et 1 mois ne se portent que quelques semaines : c'est là que chaque pièce en plus sert le moins longtemps.

Mets l'occasion sur ta liste. La plupart des parents s'y sont mis : d'après un sondage OpinionWay pour Sofinco réalisé du 29 mai au 8 juin 2026 auprès de 1 054 parents d'au moins un enfant de moins de 18 ans, et rendu public le 31 août 2026, 66 % déclarent avoir acheté davantage d'occasion après l'arrivée de leur enfant, et 86 % jugent qu'acheter d'occasion pour un bébé « est devenu une pratique normale ». Le même sondage chiffre à 6 172 € en moyenne ce qu'ont coûté, selon les parents, la préparation de l'arrivée de leur enfant et sa première année. Avant la naissance, 68 % disent avoir anticipé le coût financier de cette naissance, mais 17 % seulement « de manière très précise ».

Garde une ligne pour le siège-auto, et deux pour les gigoteuses. Pour le siège, la Sécurité routière demande d'éviter les modèles de seconde main dont tu ne connais « ni la provenance ni l'utilisation passée ». Pour les gigoteuses, compte une chaude pour l'hiver, puis une légère pour le printemps, chacune à la taille qu'aura ton bébé quand il la portera : l'Assurance Maladie prévient qu'un enfant peut glisser dans une gigoteuse trop grande.

Un mot pour finir sur ce qui ne s'achète pas : le moment de partager ta liste. Sur ce blog, le repère est le 6e mois de grossesse ; pour un bébé d'automne, il tombe entre juin et septembre. Si la tienne n'est pas encore partie, envoie-la maintenant. Et si ton terme est en novembre ou décembre, le calendrier de tes proches a ses propres contraintes, et on en a fait un article entier. Pour le reste — quand ouvrir la liste, quoi y mettre, comment l'envoyer — tout est dans le guide complet.

Questions fréquentes

  • Quelle taille de vêtements demander pour un bébé né en automne ?
    Raisonne en centimètres et en saison, pas en âge. Un garçon né mi-octobre, s'il suit la médiane de l'OMS, mesure de 59 à 66 cm pendant l'hiver : il dépasse dès janvier les 60 cm que visent Petit Bateau et Vertbaudet pour le « 3 mois », sans atteindre avant avril les 67 cm de leur « 6 mois ». Selon que tu prends la taille la plus proche de sa stature ou la taille au-dessus, il porte donc du 6 mois dès février ou dès janvier : c'est en 3 mois puis en 6 mois qu'il passe l'hiver. Une fille médiane suit le même chemin avec quelques semaines de retard. Les tenues d'hiver offertes en 9 mois ne lui iront pas avant le printemps.
  • Combien de temps un bébé porte-t-il une taille ?
    Moins longtemps qu'on ne le croit pour les petites tailles. En croisant les longueurs médianes de l'OMS avec la grille de Petit Bateau, que tu prennes la taille la plus proche de sa stature ou la taille au-dessus, un garçon médian porte la taille « naissance » moins d'un mois, la taille « 1 mois » un mois environ, la taille « 3 mois » deux mois environ, la taille « 6 mois » trois mois, la taille « 9 mois » deux mois et demi, et la taille « 12 mois » deux à quatre mois. Les tailles naissance et 1 mois sont donc celles qu'il faut le moins accumuler.
  • Peut-on laisser le manteau de bébé dans le siège-auto ?
    Non, et c'est la recommandation officielle française. Dans son dépliant de décembre 2025, la Sécurité routière écrit : « Retirez le manteau de votre enfant avant de l'installer dans le siège auto afin que le harnais garde une bonne prise sur le corps. » Ce n'est pas une obligation : l'article R412-2 du code de la route impose un dispositif de retenue homologué et adapté, mais ne dit rien des vêtements. C'est une recommandation, dont on retrouve le fond chez l'Association pour la sécurité des enfants passagers du Canada et chez l'automobile-club allemand ADAC : rien d'épais entre la sangle et l'enfant. La parade tient en trois gestes, dans l'ordre que donne l'association canadienne : vêtements fins, on attache le harnais, puis on ajoute par-dessus une couverture ou le manteau mis à l'envers.
  • Faut-il couvrir bébé d'une couche de plus que soi ?
    C'est un usage, pas une consigne officielle française : au 19 septembre 2026, nous ne l'avons trouvé dans aucune des pages officielles consultées (Assurance Maladie, santé.fr, 1000 premiers jours). L'Association française de pédiatrie ambulatoire le reprend, en écrivant « on préconise ». Pour une sortie obligatoire en période de froid, le ministère chargé de la santé donne un repère différent : couvrir « particulièrement la tête (bonnet) et les extrémités » et multiplier les épaisseurs « plutôt que d'utiliser un seul vêtement très épais ». L'Assurance Maladie donne la même consigne pour les sorties par temps froid, en nommant « les mains et les pieds ». Pour la nuit, en revanche, elle demande d'éviter de multiplier les couches de vêtements et propose un test : la main posée sur la nuque du bébé, « vous ne devez pas sentir de sueur sous vos doigts ».
  • Une gigoteuse plus grande, pour la faire durer, c'est une bonne idée ?
    Non. L'Assurance Maladie précise qu'une gigoteuse trop grande fait courir le risque que l'enfant glisse à l'intérieur. Le carnet de santé demande de coucher le bébé « dans une turbulette (ou gigoteuse) à sa taille », et le livret de prévention des Hospices civils de Lyon ajoute qu'elle doit être « bien attachée, à la bonne taille, et adaptée à la saison ». Une gigoteuse se choisit donc deux fois : sur la taille du moment et sur la saison du moment. C'est le contraire d'un article qu'on stocke.